1) Mesurer l’économie
numérique ? Quel intérêt
?
Mesurer pour mieux gérer
Il est essentiel de mesurer l’économie
numérique afin de trouver et de saisir les
opportunités d’affaires dans le contexte de
l’économie numérique, d’un
niveau macroéconomique, microéconomique,
interentreprises et intraentreprise. Il est aussi important
d’en mesurer l’impact, les moteurs de sa croissance et
les initiatives souhaitées afin que
l’économie numérique
contribue positivement à l’augmentation de la
richesse des pays.
Dans quel but? Mieux gérer les
risques
Afin de réduire les risques
d’échec, d’éviter les simples
coups de vent économiques non-durables et les crashs
mémorables (comme l’industrie des NTIC l’a
vécu avec l’explosion de la bulle Internet
lesdes années 2000), il est crucial de mesurer cette
économie et tous les facteurs qui l’entourent et
l’influencent. Le facteur de
“durabilité” est aussi Ã
considérer.
2) Pour qui ?
Un regard macroéconomique (3) : le PIB,
l’Union Européenne, les PVD
En ce sens, les initiatives du i2010 sont
d’intérêt.
“L’initiative i2010 est la stratégie de
l’UE visant à promouvoir
l’économie numérique en combinant
la recherche, la réglementation et les partenariats
public-privé. Les rapports annuels
évaluent ainsi l’impact économique
des efforts déployés par les Etats
membres de l’UE en faveur des TIC, et donnent une indication
de l’efficacité de la politique
menée par la Commission en vue de favoriser une
croissance économique durable de ces
technologies.”
Le défi des Pays en voie de
développement
Pour les PVD, est-ce le même combat? Le combat des
pays en voie de développement est d’une autre
nature: le rattrapage technologique. Un article de l’UNI,
soit la Global Union, met l’emphase sur les conditions du
développement de l’économie
numérique dans les PVD: l’investissement dans
les technologies à large bande, l’importance de
la formation et de l’éducation et un
rôle accru du gouvernement pour créer un
environnement favorable au développement
numérique constituent des conditions essentielles au
développement de l’économie
numérique. Le retard des PVD est palpable:
“Les pays en développement sont de
surcroît très en retard dans le domaine de
l’accès à Internet,
même si l’écart se resserre: en
2003, 1,1 % seulement de la population africaine avait
accès à l’Internet, contre 55,7 % en
Amérique du Nord, selon la Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement
(CNUCED). Pour tirer parti de tous les avantages de
l’Internet et de ses retombées, les utilisateurs
ont certes besoin de connexions, encore faut-il que celles-ci
soient rapides et de bonne qualité. “
Les impacts idéaux de l’économie
numérique pour les PVD
Une économie numérique florissante pour
les pays en voie de développement, pourrait,
idéalement, comme le cite Kofi Annan, l’ancien
secrétaire général de
l’ONU: (1)”stimuler considérablement le
développement et la croissance
économique. Elles peuvent favoriser
l’innovation, accroître la
productivité, réduire les frais de
transactions et donner accès, en quelques secondes,
à une profusion d’informations. Pour les pays en
développement, et en particulier leurs petites et
moyennes entreprises, l’utilisation des TIC permet
d’améliorer remarquablement l’emploi,
l’égalité entre les sexes et le
niveau de vie…”
Les pays développés: le cas de l’Union Européenne (4)
Dans des conditions structurelles différentes, il est intéressant de faire le contraste en matière de développement par l’économie numérique entre les PVD et les pays développés, ici représentés par l’Union Européenne: “Selon le rapport 2007 sur l’initiative i2010, les TIC ont contribué pour près de 50 % à la croissance de la productivité de l’UE entre 2000 et 2004. En moyenne, le secteur des nouvelles technologies de l’information et des communications représente 5,5 % du produit intérieur brut des Etats membres en 2003.”
Des secteurs à considérer dans l’évolution macroéconomique des Nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC):
- La nouvelle création d’emplois
- Les vecteurs de croissance économique
- La législation dans la section des technologies de l’information
- L’adoption de la signature électronique
- L’atteinte du ROI en entreprise et le balisage
Un regard microéconomique (2)
”Cet enjeu économique important concerne
aujourd’hui tous les grands partenaires
socioéconomiques:
l’État, les gens
d’ affaires, les institutions
financières, les consommateurs”, comme le
dit M. Alban D’amours, le
président du Mouvement des Caisses Desjardins
dans son allocution du 7 juin 2001 devant le
CEFRIO intitulée ”Le
développement de l’économie
numérique,un enjeu de premier plan pour le
Québec”.
Au sein des entreprises
elles-mêmes
La mesure de l’économie numérique
sert aux analystes de performance Web, aux VPs et
présidents d’entreprises, aux gestionnaire de
site , de produits Internet et de marque. Les
décideurs possedant un gros pouvoir executif comme les
vps et les CEOs en verront l’utilité d’une
vue macrocospique où l’information est
présentée sous la forme d’un
sommaire dressant les grandes tendances appuyant les
décidions à prendre. Tandis que les
gestionnaires de site auront besoin d’un niveau de
détails statistique élaboré,
d’études croisées de performances,
d’études comparatives, d’un tableau
d’évolution de la veille technologique et autres
indicateurs. L’analyste de performance Web, de son
côté, s’attaque tout autant aux
données plus ou moins brutes, dans un niveau de
détail poussé. En faisant des
croisements, en améliorant les outils
sélectionnés pour la mesure de mois en
mois ou de semaine en semaine, son défi est de faire
parler les statistisques, d’unifier les
différentes sources d’information statistique,
si possible et si nécessaire, d’exploiter le
système à son maximum afin de
déterminer si un autre logiciel pourrait mieux
répondre aux besoins de l’organisation.
3) Comment effectuer habilement cette mesure
?
Les indicateurs de performance-clés (KPI) servent
d’outils d’analyse, d’aggrégation
d’information, mais surtout, lorsque efficacement
sélectionnés, d’un incubateur des
comportements et des tendances. Pourquoi cette mesure? afin de
calculer des indices de performance, de suivre les meilleurs
investissements, de comprendre la conjoncture
économique et son impact sur les emplois,
gérer les accords de crédits et les
achats médias.
Références Internet:
(1) Global Union (UNI):
L’économie numérique dans les pays
en voie de développement
(2) Wikipédia: La microéconomie (on rencontre aussi le terme micro-économie) est la branche de l’économie qui analyse le comportement économique au niveau d’entités individuelles telles qu’un consommateur ou une entreprise. Les consommateurs sont considérés comme des offreurs de travail et demandeurs de produits finis. Les firmes sont, quant à elles, des demandeuses de travail et des offreuses de produits finis et de consommations intermédiaires.
(3) Wikipédia: La macroéconomie (dont le terme est introduit en 1933 par l’économiste norvégien Ragnar Frisch[1]) est l’approche théorique qui étudie l’économie à travers les relations existant entre les grands agrégats économiques, le revenu, l’investissement, la consommation, le taux de chômage, l’inflation etc. En tant que telle, elle constitue l’outil essentiel d’analyse des politiques économiques des États ou des organisations internationales. Du point de vue du marketing, l’environnement macroéconomique est subi par l’entreprise car celle-ci ne peut agir directement dessus. Ce n’est qu’indirectement, à travers des lobbys, qu’elle peut essayer de l’influencer.











Leave a Reply